Les thérapies cognitives et comportementales (tcc)

Objectifs

 

Les thérapies cognitives et comportementales ont pour objectif initial de cibler les comportements problèmes, les pensées dysfontionnelles et d'aider à l'identification et la réconnaissance des émotions et la compréhension de leur fonctionnement.

 

En ciblant par ailleurs les différents facteurs qui peuvent influer sur un comportement, une pensée ou l'émergence d'une émotion particulière, l'idée est de permette à la personne une meilleure prise en compte de ses besoins pour s'adapter au mieux à une situation qui peut poser problème.

 

Les Tcc aident dans l'apprentissage ou le réapprentissage à faire face aux situations problématiques ( peur de prendre le métro ou l'avion par exemple, de passer un examen...).

 

En réduisant l'intensité et la fréquence des symptômes physiques liées à l'angoisse et au stress, par des exercices de relaxation, de respiration et d'expositions, l'idée est de de permettre à la personne à expérimenter un processus d'habituation afin que ce qui peut lui faire peur de façon irrationnelle, redevienne moins chargé émotionnellement.

 

Le processus d'exposition n'est pas toujours simple car la personne fuit justement ce à quoi elle est censée s'exposer. C'est la raison pour laquelle cette exposition doit être préparée  à l'avance avec le psychologue et progressive. Dans certaines situations, le psychologue peut être amené à accompagner la personne à l'extérieur dans cette situation problème. Le recours à des images et des vidéos peut être nécessaire au préalable afin de permettre une meilleure préparation.

 

En parrallèle, le travail cognitif permet une meilleure compréhension des schémas de pensées (pensées catastrophes, négatives, irrationnelles) et aide à élaborer des pensées plus adaptées, alternatives face à une situation donnée.

De l'importance de traiter le symptôme...

 

Les Tcc ont fait l'objet de critiques dans le monde de la psychologie, car elles ont été réduites à l'idée que l'être humain pouvait être conditionné et déconditionné, en se basant sur le modèle animal "stimulus-réponse", ce qui enleverait à l'humain sa subjectivité. 

 

Il serait illusoire de penser que cette part d'automatisme n'existe pas et ce serait également méconnaitre les connaissances scientifiques et médicales dans ce domaine.

 

L'être humain ne se résume pas bien entendu pas à des réflexes conditionnés, qu'il suffirait, par des techniques, de déconditionner et réconditionner d'une autre façon. Cependant, une prise en charge globale nécessite également une prise en compte de ces processus de conditionnemment et de la composante biologique qu'ils supposent. cela passe par la maitrise des symptômes et leur régression.  

 

Aider à retrouver une liberté d'action, de décision et une flexibilité mentale suffisamment souple dans la vie quotidienne via les Tcc, c'est aussi répondre aux demandes des personnes sur les symptômes qui peuvent les invalider mais c'est apprendre également à se connaitre sur des dynamiques émotionnelles, comportementales et cognitives, en amont ou en parrallèle des dynamiques plus interprétatives de mise en sens de tout une histoire personnelle et des affects qui en résultent.

 

Cette dernière est utile, tout en restant cadrée, mais son objet, si elle ignore les aspects plus biologiques du fonctionnement humain, ne sera pas de traiter des symptômes, surtout si ceux ci ne sont vus exclusivement sous l'angle de "ce qui se cache derrière le symptôme".  

 

 

 

Natacha Box
Psychologue , psychothérapeute
Enfants, adolescents, adultes
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