Les troubles anxieux

Des symptômes physiques

 

L’anxiété est un état émotionnel qui se caractérise par le ressenti d'un danger, sans objet réel, plutôt imprécis mais qui va entraîner un sentiment d'incertitude et d'insécurité. L'anxiété est un phénomène normal, généralement bien maitrisé par les personnes. Cependant, lorsque cette anxiété devient intense, irrationnelle et incontrôlable, elle entraîne une souffrance et une détresse chez la personne qui la ressent, avec manifestation de toute une série de phénomènes physiques (tremblements, nausées, maux de ventre, tensions corporelles, tachychardie, vertiges, transpiration...)

 

Ces phénomènes physiques en lien avec l'anxiété ne sont pas signes d'une maladie organique. Elles s'expliquent par une mauvaise régulation d'une zone dans le cerveau appelée l'hypothalamus, qui sert notamment au contrôle du système végétatif. Ce dernier est un système autonome, primitif, qui ne pense pas et permet généralement au corps de réagir vite en situation de danger réel.

 

Dans le cas des troubles anxieux, ce système se met en route, de façon automatique  "comme si" la personne se trouvait en situation de danger réel. Ainsi, elle éprouvera des symptômes physiques intenses et désagréables qui l'amènera par la suite à éviter des situations qui pourront réactiver ces symptômes : la peur d'avoir peur.

Le phénomène de la peur

 

La peur est une des émotions dites primaires. Elle est activée par une zone nommée l’amygdale, appartenant à un système plus vaste, siège des émotions : le système limbique.  L'amygdale fonctionne comme un module d'alerte. Elle va permettre de reconnaitre et d'évaluer la nature émotionnelle de ce que nous ressentons au niveau sensoriel.

 

Cette zone est donc en lien avec l'hypothalamus et le système végétatif. Dans le cas des phobies par exemple, l'amygdale s'hyperactive et des réactions de peur se mettent en place, favorisant ainsi un conditionnement : "je ne prend pas le métro car j'ai l'impression que je vais mourir (en raison des symptômes physiques) s'il s'arrête dans le tunnel". Il semblerait que ces personnes évalueraient ainsi mal leur sensations physiques et les attribueraient à une menace potentielle. 

 

Des difficultés à penser rationnellement

 

Les troubles anxieux se manifestent par leur caractère irrationnel et disportionné par rapport à une situation à la base neutre. Habituellement, le néocortex nous permet de raisonner et d'amener des réponses adaptées face aux situations problématiques. Dans les troubles anxieux, soumis au réflexe, les personnes n'arrivent plus à faire fonctionner de façon efficace et pertinente le néortex (notamment le cortex préfrontal) et ainsi à trouver des réponses alternatives face aux réactions automatiques.

 

 

 

Informations externes ou internes

Renforcement de la peur et de l'anxiété en mettant en place des stratégies d'évitement (fuite, rituels...)

Anticipation

 

Sensations physiques

Perception d'un danger

Interprétations catastrophes

 

Les théories analytiques utilisent davantage le terme de "névrose". Ce terme peut faire référence à plusieurs types d'angoisses. Par exemple, les névroses phobiques renvoient à une angoisse qui se met sur un objet, une situation (phobies); les névroses obsessionnelles se déplacent sur des contenus psychiques ( trouble obsessionel compulsif); les névroses d'angoisse sont considérées comme étant plus diffuses (trouble anxieux généralisé) et enfin les névroses hystériques qui sont fixées sur le corps.

 

Même si les termes peuvent être différents d'un professionnel à l'autre, qu'il soit d'une orientation cognitive et comportementale ou analytique,  nous parlons en réalité de la même chose mais sur un axe de lecture différent. 

 

L'angoisse naitrait également de la perception d'un danger et ferait inconsciemment revivre des expériences passées vécues comme traumatiques. Les personnes éviteraient alors la confrontation de ces expériences anciennes douloureuses (pertes réelles ou sentiment de pertes entrainant un sentiment d'insécurité par exemple) en "déplacant" l'angoisse sur des objets. Ces expériences anciennes sont dites "refoulées". Ce procédé serait alors vécu comme moins dangereux (dans le sens de douloureux) pour le psychisme.

Les Pistes...

 

Les réactions physiologiques de peur seraient activées par des informations initialement neutres pour la plupart des personnes.

 

Les patients souffrant de troubles anxieux inféreraient une  interprétation catastrophique appelée "distorsion cognitive" (peur de mourir, d'étouffer, de devenir fou…) à des symptômes, ce qui renforcerait l’anxiété et les symptômes qui l'accompagnent. Les personnes se mettent alors à se fixer et se montrer hypervigilants sur leur ressenti physique. 

 

L'évitement des situations et le phénomène d'anticipation (anxiété anticipatoire) va renforcer le cercle vicieux du trouble anxieux.

 

Quels sont ces troubles ?

 

 

Natacha Box
Psychologue , psychothérapeute
Enfants, adolescents, adultes
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Mail: csppparis@gmail.com